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Bien que de formation professionnelle à la base scientifique, j’ai, d’aussi loin que je me souvienne, toujours été passionné par l’histoire. Peut-être le fait que je sois né dans une ancienne installation de l’armée allemande située sur l’emplacement d’une abbaye, aujourd’hui disparue, fondée au 7ème siècle, a pu jouer en ce sens.

Mon premier contact conscient et volontaire avec le récit historique remonte à 1961(j’étais en première année primaire) lorsque  le journal de mon grand-père fit paraître une longue série d’articles sur l’opération Barbarossa dont c’était le vingtième anniversaire. Je me souviens avoir découpé et conservé ces dizaines d’articles et les avoir relus pendant des années à tel point que j’ai encore aujourd’hui en mémoire certains titres et certains passages.

Ce fut en suite l’époque des revues « Tout l’Univers » et des albums »Artis-Historia » dont on collectionnait les points pour acquérir des vignettes que l’on collait pour illustrer les textes.

Il y eut aussi la télévision avec la mythique série d’émissions « 14-18 » qui,chaque semaine, sur la RTB de l’époque retraça, de 1964 à 1968, l’histoire du premier conflit mondial et les remarquables reconstitutions historiques de la télévision française dont je ne manquais jamais une diffusion.

La vie et les études m’ont ensuite dirigé vers une autre orientation mais les options choisies m’ont permis d’enseigner l’histoire, sous diverses formes, pendant presque trente ans en utilisant des approches un peu différentes afin de stimuler l’esprit d’analyse et l’imagination des élèves (Uchronie :à votre avis, que ce serait-il passé si…? Comparatifs avec l’actualité dans les deux sens : ce qui se passe aujourd’hui ne s’est-il pas déjà passé? Ce qui s’est passé n’a-t-il aucun rapport avec aujourd’hui?).

Désormais à la retraite, je tiens à garder un maximum de liens avec cette passion, lorsque je sors de chez moi et que je monte sur un des terrils qui m’entourent, je peux apercevoir, à quelques kilomètres, le bois des Sarts où se déroula en partie la bataille de Malplaquet en 1709 et à ma gauche, le Coq de Jemappes, monument à la mémoire des victimes de la bataille de 1792, première grande bataille gagnée par les troupes de la révolution française. Un peu plus loin, s’étend le champ de bataille de Mons où le hasard a voulu que soient tués le premier et le dernier soldat anglais de 14-18 et lorsque je vais faire mes courses, je parcours une longue ligne droite coupée à angle droit par une série de carrefours  qui n’est autre que le tracé d’un camp romain établi lors de la conquête des Gaules. Je ne peux donc que rester dans l’histoire. Cette passion laisse d’ailleurs de nombreuses traces à mon domicile sous la forme de milliers de livres et revues accumulés au cours des ans et exposés, conservés, empilés un peu partout et qui me demanderaient au moins 10 ans pour les relire tous.

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